top of page
Rechercher

NOUVEAU TEMOIGNAGE

  • Photo du rédacteur: Betty Gazeau
    Betty Gazeau
  • 29 août 2023
  • 3 min de lecture

Cette personne est venu en juin avec une amie. J'ai reçu ce texte que je vous partage aujourd'hui. Cette personne est aussi cavalière et propriétaire de son cheval. Je me déplace aussi pour faire des séances avec vos chevaux.

Merci beaucoup, pour vos retours qui me touchent et me font avancer. Betty


Aujourd’hui, j’ai le temps et l’envie de revivre ce moment. C’est un cadeau précieux que cette expérience. Unique, difficilement descriptible, intime et non palpable, ce fil qui nous relie elle et moi.

Cela fait un moment que nous cherchons une date avec Betty. Sans doute que ce n’était pas le moment, qu’il fallait que je le vive sans mon cheval, plutôt avec elle, accompagnée mon amie. Je ne veux pas trop savoir comment cela va se passer. Je veux arriver sans attente, sans jugement, rien…

Betty nous accueille et nous explique. Progressivement, elle nous immerge et nous la suivons, totalement en confiance. Accompagnée de ses deux bouviers, nous nous lovons dans un creux de nature, un nid, un espace pour nous laver l’esprit. Guidées par Betty, notre méditation nous douche de nos pensées polluantes. Ainsi, nous voilà vraies, nues. C’est ainsi que nous devrions toujours nous présenter devant nos chevaux, on nous le dit souvent dans les livres, nos moniteurs nous le disent (laisser nos soucis à la porte des écuries). Là, je comprends vraiment ce que cela veut dire.

Nous voilà, me voilà, les yeux fermés, le troupeau autour de moi. Je sens beaucoup de mouvement mais je n’ai aucune crainte et comme depuis le début de cette aventure, je suis en totale confiance, sereine. Je ne sais pas pourquoi j’ai ouvert les yeux à cet instant précis. J’aime à dire que c’est magique pas dans le sens péjoratif du terme mais dans le moment incroyable que je vis. Quelque chose de beau, de simple, de lumineux...oui, quelque chose de magique… J’ouvre les yeux...il plonge dans ceux de cette magnifique jument couleur d’ébène. Son bout de nez est collé au mien. Elle me regarde avec une tendre curiosité. Je suis fascinée par sa sensibilité à fleur de peau, je la sens prête à bondir, frémissante. Elle est pourtant là, à côté de moi. Elle est comme le souffle du vent. Nous sommes totalement connectés, c’est un sentiment extraordinaire. Betty me demande ce que je ressens. Je suis complètement absorbée en elle et je réponds que je suis triste. Je fonds en larmes. Aujourd’hui encore, je ne sais pas si c’est ma propre tristesse ou celle ressentie de la:jument que j’ai exprimé. Peut-être les deux ? Betty m’explique que cette jument a été abandonnée par sa famille. Et moi, qu’est ce que cela m’inspire ? J’ai 7 ou 8 ans, mon frère décide de repartir vivre chez sa mère. Je suis seule. Je n’ai aucun souvenir de ce que j’ai dit à mon frère pourtant lui vit depuis avec ce sentiment de culpabilité. Je lui ai dit qu’il allait me laisser là toute seule, qu’il allait m’abandonner. Cette solitude ne m’a jamais quittée, de déménagements en déménagements, je passe mon enfance et mon adolescence seule, de villes en villes, d’abandons en abandons.

Faire les bons choix, dépouillée de ces casseroles, seule dans ma tête… Ces deux yeux en face de moi...cette jument ne me quitte pas de la séance, je revois l’image d’avatar avec la connexion entre l’avatar et son animal, j’ai l’impression de vivre la même chose. Cette jument est avec moi avec tellement de douceur. Buvards émotionnels mutuels, elle reproduit physiquement mon mal être et ma crispation. Le moment que je vis n’est pas facile, il me secoue, me questionne. Je sens aussi sa crispation. Alors, sur la demande de Betty, je me détends, la petite gazelle d’ébène se détend aussi.

Si l’on revient à la question purement équestre que je m’étais également posée concernant le relationnel avec mon propre cheval, je comprends que le tempérament de Romano n’est pas le mien, n’est pas celui de cette jument que je sens à mes côtés. Elle m’a choisie et je reconnais en elle beaucoup de points communs avec mon propre tempérament. Alors que j’ai toujours pensé qu’il me fallait un cheval calme, je m’aperçois qu’un cheval plus nerveux est sans doute plus à même de me supporter. Nous sommes sans doute plus capables de nous comprendre entre nerveux et anxieux ? Peut-être que chaque cavalier souhaitant acquérir un cheval devrait s’atteler à ce genre d’expérience pour faire le bon choix ?

Merci jolie beauté de la nuit, merci Betty, Mozart et petit foufou de Bouvier pour ces moments. Merci à mon amie d’avoir partagé cette parenthèse avec moi.


 
 
 

Kommentare


La légende de Dakota

gazeaubetty@gmail.com

06.86.65.47.04

© 2023 par La légende de Dakota. Créé avec Wix.com

bottom of page